Et le c½ur mordoré des plus belles chandelles,
Mon esprit sans raison s'échappe de son sommeil,
Fantasque et redoutable, dédaigneuse de merveille.
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Par-delà les confins des brumes extatiques,
S'élance dans l'espace le voyage d'un ange.
Il abandonne à terre ses ailes sombres et mystiques,
En espérant un peu quelques morsures étranges.
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Mon esprit libéré s'insurge de cette faiblesse
Qui fait mourir encore en caressant la vie,
Sauvage et solitaire, évasion sans promesse...
Dans la ville ténébreuse seule mon âme survit.
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Je laisse derrière moi les fleurs empoisonnées,
Et m'élève en intruse dans ce désir coupable :
Ne jamais revenir, juste un peu frissonner,
Quand les rubans d'adieux redeviennent palpables.
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